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Championnats de France espoir en salle - RENNES (35)
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22 Février 2016 - Lucas Lecomte
Championnats de France espoir en salle - RENNES (35)
Julie TOURTET et Guillaume BOYER finalistes des championnats de France en salle espoir 2016

Connaissez-vous Robert POIRIER ? Nous, non. Mais une chose est sure c’est qu’à l’occasion des championnats de France espoir en salle 2016, nos deux athlètes qualifiés ont été à la hauteur de ce grand monsieur de l’athlétisme breton qui a donné son nom à la salle de RENNES (35).
Ils étaient donc deux. Traversant la France pour affronter les meilleurs espoirs du pays. Alors que Guillaume BOYER avait coché ce rendez-vous hivernal, sommet de sa saison en salle, Julie TOURTET s’avançait sans repère à ces championnats qui était le petit plus de l’hiver. Les cross restants la priorité.
Après que les athlètes eurent pris une déculottée par leurs entraîneurs à la belote lors du trajet aller, émaillé par une rupture de rail et un contrôleur « un peu beaucoup désappointé », les athlètes découvraient la halle flambant neuve de RENNES. Un détail qui aiguise l’appétit de tout athlète réellement passionné.


 
Première en piste, Julie TOURTET prenait part aux séries du 800m espoir. Engagée avec seulement le 14ème temps sur les seize athlètes présentes, elle n’avait qu’une idée en tête : bousculer la hiérarchie chronométrique pour gagner sa place en finale. Avec seulement un 800m dans les jambes, Julie ne pouvait compter que sur sa volonté sans faille et sa capacité phénoménale à se sublimer dans les moments importants. Visiblement stressée, elle fit face à une course typique de championnat : tactique donc très lente ! Les jambes étant bien présentes, ce n’était pas le scénario idéal. Idéalement placée et relâchée pendant  400m, le temps de passage allait garantir une fin de course de folie : 1’10’’5. La course s’emballant, Julie fit une fin de course sérieuse. Le deuxième tour allait se boucler en 1’08’’. Elle terminait son quadruple tour en 2’18’’52. Record battu. La règle du jeu était claire : les deux premières de chaque série allaient en finale ainsi que les quatre meilleurs temps. L’attente pour les résultats de la deuxième série fut courte mais néanmoins stressante. La deuxième série se courant sur les mêmes allures, Julie décrochait son billet pour la finale : Contrat rempli. Explosion de joie. Il fallait désormais se préparer physiquement et mentalement à recourir le lendemain. Se remobiliser pour tenter l’impossible : se faire une place parmi des athlètes qui ont des records largement inférieurs au sien. 

Deux heures après sa camarade, Guillaume BOYER avait lui un objectif bien plus simple en soi, car très clair : monter sur le podium. Après deux années gangrenées par les blessures, Guillaume était revenu dans son club formateur auprès de son entraîneur Franck BRENIER. La saison hivernale devait être axée sur les épreuves combinées. Devait car pour une fois la chance allait lui sourire, ou plutôt les mauvais coups du sort allait l’épargner. Sa préparation fut sérieuse et rigoureuse. Sa qualification fut acquise dès son premier concours. Dès lors, les sorties en compétition étaient comptées. Il fallait arriver en forme et au bon moment pour monter sur ce podium qui s’était refuser à lui trois ans auparavant (il avait terminé 4ème en junior). Lors du voyage aller, il s’amusait à faire des prédictions sur son concours. Il annoncé 7m22. Son entraîneur avait pris note. Remonté comme une pendule, il rentrait tambour battant dans le concours en retombant à 7m09 au premier essai. Son deuxième essai, pourtant plus abouti d’après son entraîneur, était légèrement en dessous : 7m03. Son troisième ne faisait guère changer la donne. 6m95. Son plus mauvais saut du concours, excusé du peu.
A mi-concours, la folie s’était emparée du concours. Les huit meilleurs athlètes, qui avaient donc le droit à trois sauts supplémentaires, avaient franchi la barre des 7m. Il était 7ème mais le podium était à portée de main – 7m15. Le mot d’ordre du coach était maintenant clair : « Lâche les chevaux, prends tout les risques, il n’y a plus rien à perdre ». C’est ainsi... qu’il mordit ses deux essais suivants ! Il restait une dernière banderille à planter. Il bouillonnait, assis sur son banc. Le visage fermé, les jambes trépignantes. En bout de piste, il lâchait un cri annonciateur. Le double ciseau parfaitement exécuté, il retombait à 7m13. 5ème. Le podium s’était dans tous les cas envolé lors du dernier essai puisqu’il se jouait à 7m81/7m35/7m30. Pas de regret à avoir. « C’est le come-back » disait-il, sourire aux lèvres à la fin du concours. Franck BRENIER abondait dans le sens de son athlète : « Record le jour des France, pas de regret à avoir. C’est très bien. ». Le jeune BOYER est de retour, qu’on se le dise !
Le lendemain et après une crêpe la veille, virée bretonne oblige, notre demi-fondeuse se présentait avec un état d’esprit bien plus conquérant de la veille. Malgré la difficulté évidente de la tâche, notamment pour une non-spécialiste, elle voulait jouer les trouble-fête. Le mot d’ordre du coach était simple : toujours placée, prête à bondir... ensuite il faut serrer les dents ! Le manque évident de préparation à l'enchaînement des courses allait jouer mais sur les seules qualités mentales, un athlète peut se transcender. La course que l’on pouvait pensé tactique fut une véritable bataille interne. Après un départ bien pus rapide que les séries, les athlètes se battaient bec et ongle pour les places de choix, juste derrière le meneur d’allure. Dans cette véritable machine à laver, Julie peinait à trouver sa place malgré ses efforts constants. Le passage à mi-course en 1’07’’ laissait présager déjà un bon temps. Mais les efforts multipliés pour tenir son rang se payaient cash dans l’emballage final. Elle réussissait à fournir un ultime effort dans le dernier tour pour cueillir une belle 6ème place, méritée, avec un nouveau record en 2’18’’46. Ce championnat n’était pas prévu dans son programme et pourtant elle en repart gratifiée d’une place de finaliste et de deux records personnels en deux jours. L’important est aussi d’avoir fait sauter un verrou psychologique sur cette distance particulière. Le potentiel vu sur ces deux courses ne demande qu’à être exploité lors des premières sorties estivales.

 

Ils étaient deux, et repartent tout deux des championnats de France avec une place de finaliste et un nouveau record personnel. Un GRAND bravo à eux. Ils ont fait honneur et encore mieux : ils se sont fait plaisir lors de l’échéance ultime de la saison hivernale.

Retrouver tous les résultats.

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