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À partir de ce mois de Juin, nous vous proposons de vous faire découvrir l’athlétisme, cette belle passion qui nous réunit et nous anime, sous beaucoup de facettes.  À travers cette rubrique, vous pourrez découvrir des personnages phares de l’athlétisme, des disciplines, des événements historiques… Sans prétention, c’est une immersion au cœur de l’athlétisme que nous allons tenter de vous faire partager. Pour ce premier numéro, cela nous tenait à cœur de présenter une des personnes indissociables de l’image du club :



ardi 2 Juin 2015. Golf de Bayard. Trou n° 2. Il regarde attentivement les arbres au loin pour vérifier la force du vent. Il s’approche de son sac et en retire le club adéquat. Sans bruit mais le geste décidé. Alors qu’il arpente habituellement le parcours seul, il semble quelque peu déstabilisé par notre présence. Sa frappe est toutefois maîtrisée. Son coup est à son image : discret et droit. Il esquisse un sourire devançant nos taquineries prévisibles. D’un pas feutré, il remet son sac sur le dos et nous permet de l’accompagner jusqu’à sa balle arrivée à quelques mètres du green. Libéré de la pression de son premier coup réussi sous nos yeux, il répond finalement avec plaisir à nos questions malgré ses réticences initiales.

Il est de ces personnes dont il est complexe de faire le portrait. Il est de ces personnes dont on connait tous le nom, la fonction et la compétence, mais qui reste au final inconnues du grand public.  Parcourant inlassablement les travées et pourtours du stade, Franck BRENIER est une personne à part, à la fois discrète et attachante malgré la discrétion qui le caractérise.

Nous voulions depuis longtemps présenter cette personne incontournable du club, de part sa compétence, sa présence, son ancienneté et sa passion indéfectible de l’athlétisme.

Cela fait maintenant 38 ans qu’il fait partie du paysage gapençais...et au-delà. Athlète, entraîneur, juge et dirigeant, il revêt l’ensemble des casquettes possibles. Ancien sauteur en longueur chez les jeunes (record officieux à 7m00 en longueur avec du vent), il se convertira du fait des blessures, mais aussi de l’âge il faut l’avouer, aux lancers. Poids et marteau essentiellement, où il participe aux championnats de France Vétérans en 2005 avant de faire les championnats du monde la même année.

S’il est un personnage à part, c’est aussi et surtout un formateur de talent, récompensé fort justement du titre d’entraîneur régional de saut de l’année 2012. Il faut dire que son palmarès de coach plaide largement en sa faveur. Grâce à ses compétences, de nombreux talents ont fait les beaux jours de l’athlétisme haut-alpin avec plusieurs médailles nationales à leur actif. Certains noms ne vous parleront pas mais les titres et performances associés laissent rêveurs : Camille TRAUB, Annabelle MONTI, Mélanie LEBORGNE, Sandrine GABRY, Pascaline MELINON, Thomas GABEAU, Amélie BOYER, Angelo GALLO et Guillaume BOYER. Du saut en longueur au lancer de marteau en passant par le demi-fond et les épreuves combinées, force est de constater qu’il est un entraîneur multidisciplinaire. Seul bémol, la marche. Discipline avant laquelle sa passion s’est arrêtée, en tout respect évidemment. Même si l’accent est largement mis sur les athlètes prometteurs, Franck est un entraîneur de tout niveau, sachant s’adapter à ses athlètes et à leurs motivations diverses.

Modèle pour certains, énigme pour d’autres, il ne laisse pas indifférent. Ses athlètes, tous niveaux confondus peuvent en témoigner. Après être passé « entre ses mains », plus personne ne voudrait en partir. On pourrait le croire passif ou en retrait lorsqu’il coache, à l’entrainement ou en compétition, mais cela fait partie du personnage et de  l’énigme.

« Un mot vaut mieux qu’un long discours ». Voilà un proverbe qui le sied à merveille. Un simple mot ou un geste suffiront pour corriger, encourager ou mobiliser ses athlètes. Nous pouvons en témoigner. Lors des championnats de France Jeunes 2014 à Valence, son athlète Amélie BOYER arrive sans trop de repère en finale, après une saison chaotique. Elle commence son concours normalement. Suite à un simple échange de quelques phrases avec son entraîneur, Amélie se remobilise immédiatement et propulse son engin à 44m58, performance qui lui offrit la médaille de bronze.

Après la cérémonie de remise des médailles, elle remerciait sincèrement et chaleureusement son complice athlétique. Fuyant la lumière, il soulignait avant tout le talent de son athlète et son instinct de compétitrice. Franck donne beaucoup à ses athlètes en les rendant autonomes et mordus d’athlétisme. La relation entraîneur/entraîné en devient parfois fusionnelle. Ce fameux binôme est un exemple à suivre et montre les vraies valeurs de partage de l’athlétisme.

Pur produit Haut-Alpin, Franck grandit à Gap. Longtemps salarié dans une grande surface, il saisit la perche tendue par la Mairie pour succéder au célèbre Charlot du stade municipal de Gap. Depuis, il s’occupe des installations du stade, constatant jour après jour se détériorer la piste sur laquelle il a fait et a fait faire les gammes de l’athlétisme.

En février 2012, il prend le poste de secrétaire général du club. Il avoue que Rémi HACHULLA s’occupe en grande partie de toute la partie administrative lui incombant. Il participe activement aux commissions financières et techniques mises en place depuis la prise de fonction de Gilles BROCHIER. Son regard critique et historique est appréciable et apprécié, après ses longues années à développer les vocations et la passion de l’athlétisme.

Parfois lassé par certains aspects de la vie de club (fonctionnement, routine, politique,...), il ne baisse pas les bras et continue à former les futurs talents de demain, par passion. Depuis quelques années, il a découvert un palliatif aux quelques inconvénients de cette vie associative chargée. Il s’adonne à une nouvelle passion : le golf. Bayard était avant son terrain d’entrainement pour les athlètes, c’est aujourd’hui son nouvel écrin de plaisir et de décompression. Pour l’anecdote, alors que les skieurs de fond se précipitaient à Bayard pour profiter une dernière fois du plaisir de la glisse, Franck avait activé le compte à rebours avant l’ouverture du parcours de golf.


C’est justement sur le plateau de Bayard qu’il répond à nos questions sincères mais parfois décalées.

Bon parlons peu parlons bien, Franck qui es-tu ?

Un golfeur du mardi soir ! (Rires)

D’où vient ta passion pour l’athlé ?

Mon père était footballeur, mais je n’ai pas eu la chance d’hériter de quelques gènes de joueur de foot. J’ai donc commencé l’athlé en 6ème. A l’époque, il y avait peu de jeunes et c’étaient surtout des coureurs de demi-fond. Il a fallu que je me démarque, j’étais le seul à pratiquer de tout sauf du demi-fond. Mais il n’y avait personne qui entrainait autre chose que la course, c’est pour cette raison que j’ai commencé à entraîner, dès l’âge de 17 ans. A l’époque, on m’avait fait un petit passe-droit parce qu’on ne pouvez entraîner qu’à partir de 18 ans.

Qu’est-ce qui te passionne dans le rôle de coach ?

Mon côté entraîneur a rapidement pris le dessus sur l’athlète que j’étais. Il faut le dire, ce n’est pas toujours évident et plaisant de s’entraîner seul. Et quand on a pas une personne qui inspire, c’est à nous d’aller chercher les réponses pour inspirer les autres. Trouver des solutions pour faire progresser quelqu’un c’est vraiment agréable.

Comment vois-tu l’entrainement en athlé ?

Chaque entraineur a sa manière de voir l’entrainement. Pour moi, il y a différentes phases. La première, c’est la pédagogie, quand tu fais deux remarques négatives à un athlète, il faut aussi en trouver une positive ... Et des fois ce n’est pas évident ! (Rires) Ensuite, il y a une part de psychologie. J’avoue que je ne suis pas trop là-dedans moi, de part mon caractère. A un certain stade, les qualités naturelles seules ne suffisent plus, il faut un plus. Sur une performance d’un certain niveau, par exemple une finale nationale, la gestion de la pression, la préparation mentale en plus des qualités naturelles sont tout autant de choses qui peuvent permettre la réussite. Mais je pars du principe que le jour de la compétition, le travail est fait donc c’est l’athlète qui a les cartes en mains. Le coach a fait le boulot, c’est à l’athlète de faire le sien.


Qu’est-ce que tu apportes à tes athlètes ? Qu’est-ce que tu veux leur apporter ?

L’entrainement est une démarche personnelle qui nécessite des sacrifices pour aller au bout des choses. L’entrainement en athlétisme est trop dur pour qu’il n’y ait pas d’investissement personnel des athlètes. J’entraîne que des gens qui ont envie. D’ailleurs, je n’ai pas d’athlètes. J’ai des gens qui veulent s’entraîner avec moi.


Si tu devais choisir une seule discipline à entraîner, quelle serait-elle ? et pourquoi ?

Les épreuves combinées ça marche non ???

Non une seule discipline...

C’est compliqué... mais je choisirai quand même la longueur, qui pour moi est la discipline la plus plaisante à pratiquer. Après l’avantage c’est qu’elle allie vitesse pure et saut. Cela laisse un domaine très vaste à traiter à l’entrainement.

Si tu avais une personne à présenter à tes athlètes, qui ce serait ?

Le choix est rude, mais je pense que ce serait Stéphane Diagana. J’aime beaucoup sa personne, il a la tête sur les épaules et son discours est intéressant. C’est quelqu’un qui a connu plus de moments de galère que de gloire et son humilité me plait particulièrement.

Après il y a d’autres personnes du monde de l’athlétisme qui marquent plus que d’autres, surtout quand on est entraîneur. Jacques PIASENTA évidemment mais aussi Alain PIRRON, avant lui je ne savais pas ce que c’était l’athlétisme !

Si tu devais présenter un concours/course à tes athlètes ce serait lequel/laquelle ? Pour leur montrer quoi ?

C’est dur vos questions ! Après c’est sur que certaines finales ont marqué l’histoire… Tokyo 1991, la finale du saut en longueur. Pour un passionné comme moi, ça me parait le plus logique car deux records du monde dans un même concours (malgré le vent) c’est rare. C’était quand même un concours hors du commun !!

Quels sont tes plus beaux souvenirs d’athlètes, ou de coach ?

Le plus plaisant, c’est de voir l’athlète progresser. En tant que coach, on se rend compte que l’on participe à leur épanouissement dans leur passion mais aussi personnelle. Mais après c’est évident que lorsque des athlètes font une médaille nationale, je suis forcément fier du travail accompli avec eux. C’est une superbe récompense de leur investissement à l’entrainement car le travail paye toujours. Le fait de les voir progresser est aussi plaisant.

Quels sont tes pires souvenirs d’athlètes, ou de coach ?

Malheureusement, il y a beaucoup plus de moments difficiles que de moments forts, sinon ce ne serait pas marrant... C’est sans aucune hésitation, la blessure d’un athlète. C’est ma hantise ! Je culpabilise énormément lorsque cela arrive.

Comment as-tu rencontré les athlètes les plus talentueux que tu as sorti ?

Comme le résume bien le dicton : « le hasard fait bien les choses ». Donc, par hasard la plupart du temps. Mais j’ai du passer à côté d’autre aussi… Par exemple, Camille TRAUB faisait du tennis ce qui lui permettait de s’entraîner en athlé seulement deux fois par semaine. Puis elle a abandonné le tennis pour se consacrer pleinement à l’athlé, et avoir de beaux objectifs. Vu le résultat, cela en valait la peine.

Pour toi, quelles sont les qualités qu’un athlète doit avoir pour progresser ?

Je dirai la coordination, la vitesse et la force, au sens large du terme. Mais une valeur primordiale est la persévérance.

Tu dis souvent que le gomme est l’outil principe d’un coach, t’en sers-tu toujours autant ?

Et oui ! Ca va peut être étonné les gens mais on va dire que j’ai un tableau de marche établi sur l’année mais quand j’arrive au stade, je ne sais pas quelle séance je vais leur faire. On passe notre temps à s’adapter en tant que coach. Avoir un plan et le suivre scrupuleusement sans voir les blessures, la fatigue, la météo… etc ça devient très compliqué quand même !

On te sait adepte des citations pour motiver les athlètes... s'il n'y en avait qu'une, tu choisirais laquelle ?

J'aime beaucoup celle du Général de Gaulle : "Entre possible et impossible, deux lettres mais un état d'esprit".

     

D’un point de vue de coach, que penses-tu du dopage ? En parles-tu avec tes athlètes ?

Il faut arrêter de voir le dopage de partout. Je ne suis pas du tout du parti du « tous chargés ». Pour moi, tant qu’un athlète ne s’est pas fait prendre, il faut arrêter toute suspicion. D’autant que je reste convaincu que le dopage est plus répandu, même si c’est à des doses inférieures, dans le sport dit loisir plutôt qu’en compétition car les athlètes savent qu’ils peuvent être contrôlés. Par contre, je serai d’avis que lorsqu’un athlète est contrôlé positif, qu’il soit suspendu à vie. Il y a des choses comme les athlètes suspendu pour trois « no-show »… pour le coup la suspicion est réelle. Concernant les jeunes que j’entraîne, je fais rarement de la prévention mais je sensibilise à la prise de cannabis surtout qui peut toucher des fumeurs passifs et jouer des tours lors des contrôles anti-dopage.

Reparlons un peu de toi, et du club. Quelles sont tes motivations au sein du club ?

Cela fait maintenant pas mal d’années que j’entraîne et je suis maintenant plus proche de la fin que du début. Je ne pouvais dire cela il y a quelques années, mais aujourd’hui je n’ai plus besoin de l’athlé. Non pas que ça ne me plait plus d’entraîner mais c’est avant tout pour rendre service. Le rôle d’entraineur n’est plus un aboutissement personnel, certes avoir des jeunes avec des résultats c’est valorisant, mais ce qui prime est la passion avant tout. Je ne suis pas dans la championite !

Les gens te voient avant tout comme une personne discrète, en joues-tu ou est-ce simplement ta personnalité qui est comme ça ?

Je suis quelqu’un qui n’aime pas le conflit, je préfère me mettre en retrait pour éviter toute polémique. Non je ne joue pas de cette image, ce côté discret fait partie intégrante de ma personnalité.

On a remarqué chez toi une certaine lassitude du club, de ton investissement au club depuis quelques temps, pourquoi cette prise de recul ?

Être sur le terrain pour entraîner demande beaucoup de temps, pendant des années mes vacances étaient planifiées en fonction des compétitions. Mais ce temps-là, c’est avec plaisir que je le prends toutes les semaines. J’avoue avoir pris un peu de recul, mais aujourd’hui, les gens s’investissent plus pour leur personne que pour le club, et je ne peux concevoir le milieu associatif de cette manière. Dans tous les cas, je n’abandonnerai pas les athlètes les plus motivés.


Tu es là depuis longtemps, connaissant les hauts et les bas du club. Qu’est-ce qui te manque ou qui manque par rapport aux belles années du club ?

Dans un premier temps, ce qui me parait primordial est de rétablir une vraie politique sportive avec une ligne directrice bien définie pour savoir où l’on va. A cela s’ajoute depuis quelques années la perte d’un esprit de club uni pour un esprit plus individualiste. Les gens s'investissent plus pour leur personne que pour le club. Je ne pense pas que l’on réussira à faire des grandes choses au club en ayant des « groupes ». C’est dans l’échange que l’on progresse. Je reste persuadé que les demi-fondeurs ont beaucoup à apprendre des sprinteurs et sauteurs. Et inversement, vous pouvez leur apprendre beaucoup également.

Après, il y a un vrai changement dans le terme athlétisme. Il n’y a plus d’athlé pur, on s’est beaucoup tourné vers le sport santé. C’est évidemment une bonne chose, c’est tendance, politiquement cela parle. Mais derrière on ne voit le vide qui se crée dans l’athlétisme pur. Pour le premier sport olympique c’est quand même gênant…

Pour remettre de vraies choses en place, c’est toujours compliqué. Il faut du temps, des personnes compétentes et disponibles. Ce n’est pas le plus simple par les temps qui courent.

Parle nous de ta passion pour golf.

J’ai toujours apprécié le golf, mais je ne prenais pas le temps pour m’initier. C’est donc Jean Paul QUENTEL qui a été le déclencheur. C’est avec lui que j’ai fait mes débuts. Et depuis, lorsque j’ai du temps, je viens à Bayard. Souvent le soir on est plus tranquille, il fait juste bon. Je me sens dans mon élément.

Le golf pouvant être un bon complément pour certains lancers, l’entrainement croisé te semble t-il primordial ?

L’entrainement croisé doit être un choix mais cela me paraît évident. Pratiquer un sport complémentaire est une question d’équilibre que chacun gère à sa manière. C’est primordial d’avoir quelque chose de dérivatif de l’athlétisme. Notamment si le sport complémentaire est un jeu : sport collectif, de raquette ou autres. L’entrainement est trop dur en athlétisme et souvent répétitif qu’il faut trouver une source d’amusement que ce soit à l’entrainement ou dans un sport autre. Par contre, il ne faut pas que cela prenne le pas sur l’athlétisme. Dans le sens où l’on peut perdre des qualités acquises à l’entrainement, se muscler d’une manière différente de ce qui est nécessaire pour l’athlétisme, tout cela pouvant être néfaste aux performances.

Et la question inutile pour finir ! Si tu gagnes au loto, tu refais la piste à GAP ?

Non ! Je fais une salle ! On est quand même mieux au chaud en hiver, non ?

      


Petit clin d'oeil personnel... de ses athlètes

On parle souvent d'une relation entraîneur/entraîné comme fusionnelle. Franck ne déroge pas à la règle. Ses meilleurs résultats de coach l'ont été avec des athlètes à son image. Nous avons donné la parole à deux d'entre eux qui ont marqué son parcours et dont il a marqué les vies. Nous leur avons posé quatre questions très simples.

Mélanie LEBORGNE (épouse NEMRI depuis)

Saut en longueur

Record personnel : 5m78 (2007)

3 mots pour décrire Franck ?

Discret, généreux, passionné.

Quel est ton meilleur souvenir avec lui ?

Les Championnats de France Elite... et son bras pour m'emmener à la mairie le jour de mon mariage.

Qu'est ce que Franck t'as apporté à l'athlé et/ou dans ta vie ?

Il m'a apporté un équilibre de vie pendant une décennie, un épanouissement dans une discipline pour laquelle il m'a transmis sa passion d'"aristocrate" (il comprendra), la persévérance qui est tellement utile dans le sport et la vie et de supers échanges pendant toutes ces heures passées au stade.

Peux tu nous raconter en 3 phrases comment tu as rencontré Franck et pourquoi ce duo a si bien marché ? 

Quand je suis arrivée à Gap je pratiquais déjà l'athlé et Fathi m'a fait rencontrer Franck qui m'a fait découvrir le saut en longueur. On s'est toujours bien entendu. Ce que j'appréciais beaucoup c'était sa volonté de toujours évoluer, se documenter, se renouveler, expérimenter pour nous faire progresser. Je ne me suis jamais lassée de m’entraîner avec lui. 


Amélie BOYER 

Lancer de javelot

Record personnel : 44m58 (2014)

3 mots pour décrire Franck ?

Généreux, humilité, passion

Quel est ton meilleur souvenir avec lui ?

Ma première médaille à Dijon, et sinon tous les défis à la con que l'on se lance à l'entrainement (vortex,...)

Qu'est ce que Franck t'as apporté à l'athlé et/ou dans ta vie ?

Ce qu'il m'a apporté ? Des muscles !!!!!! (Rires) Non plus sérieusement, sans lui à l'athlé, je n'aurai jamais rien fait. Il m'apporte énormément, il me canalise, il a réussi à me faire grandir, avec lui j'ai mûri. Maintenant je sais ce que c'est qu'être concentrée, sérieuse et moins dissipée. 

Peux tu nous raconter en 3 phrases comment tu as rencontré Franck et pourquoi ce duo a si bien marché ? 

On s'est rencontré lors d'un premier entraînement et je pense que ni lui ni moi ne savions comment était l'autre. Au final, chacun s'est ouvert avec une grande sincérité. Du coup, une complicité s'est créée entre fouge et calme ! En tout cas je tiens à signaler que même si je le bats au javelot, il me bat au golf ! (Rires)